| 44. Exégèse Linguistique La conjonction kai {καί | kaí} introduit cette prophétie en continuité avec le récit antérieur. Le verbe principal edaphiousin {ἐδαφιοῦσίν | edaphioû-sin} au futur actif troisième personne pluriel exprime une action définitive de destruction, prenant se {σε | se} comme objet direct désignant la ville. La coordination kai + ta tekna sou {καί τὰ τέκνα σου | kaí tà ték-na sou} étend l’annonce aux descendants, renforçant l’idée d’une ruine collective. L’expression en soi {ἐν σοί | en soí} au datif indique le lieu intime (« en ton sein »), soulignant l’idée d’un jugement interne. La clause ouk aphēsousin lithon epi lithon {οὐκ ἀφήσουσιν λίθον ἐπὶ λίθον | ouk aphḗ-sou-sin lí-thon epí lí-thon} forme un idiome de démolition totale où la négation englobe l’acte et la répétition de lithon autour d’epi amplifie la portée. La proposition causale anthʼ hôn ouk egnōs {ἀνθʼ ὧν οὐκ ἔγνως | anthʼ hôn ouk é-gnōs} met en parallèle la préposition contractée et le pronom relatif au génitif, associés au verbe aoriste, pour rendre explicite la raison de l’extermination : l’ignorance d’un moment déterminé. Enfin, le groupe ton kairon tēs episkopēs sou {τὸν καιρόν τῆς ἐπισκοπῆς σου | tón kai-rón tês e-pi-sko-pês sou} combine kairon au cas accusatif et episkopēs au génitif objectif pour décrire un temps précis de visitation manquée, fondant la logique du châtiment. |