| 15. Exégèse Linguistique Le verset se divise en une proposition narrative suivie d’une question rhétorique. La phrase commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} 'et', qui enchaîne cette étape de la parabole avec ce qui précède. Le participe aoriste ekbalontes {ἐκβαλόντες | ekbalóntes} 'ayant jeté dehors' (nominatif masculin pluriel) s’accorde avec les vignerons implicites et exprime une action antérieure à celle du verbe principal apekteinan {ἀπέκτειναν | apékteinan} 'ils tuèrent', ce qui crée une succession: d’abord l’expulsion, ensuite le meurtre. L’adverbe exō {ἔξω | éxō} 'dehors' et le groupe génitif tou ampelōnos {τοῦ ἀμπελῶνος | toû ampelônos} 'du vignoble' localisent l’action à l’extérieur de la propriété du maître. La seconde partie forme une interrogation directe: ti oun poiēsei autois ho kyrios tou ampelōnos {τί οὖν ποιήσει αὐτοῖς ὁ κύριος τοῦ ἀμπελῶνος | tí oun poiḗsei autoîs ho kýrios toû ampelônos} 'Que fera donc à eux le maître du vignoble ?'. Le pronom interrogatif ti en première position est mis en relief, suivi de la particule oun qui marque la déduction à partir du crime commis. Le futur poiēsei présente le jugement comme certain mais encore à venir. Le datif autois {αὐτοῖς | autoîs} indique les destinataires de l’action du maître, tandis que ho kyrios tou ampelōnos forme un groupe sujet parfaitement défini. En français, le participe aoriste est rendu par une subordonnée circonstancielle de temps (« après l’avoir jeté hors du vignoble »), et l’ordre de la question est ajusté (« Que fera donc le maître du vignoble à leur égard ? ») pour que la structure reste idiomatique tout en préservant la mise en avant du futur de jugement. |