Luke 20:26ExégèseBAT

Luke 20 : 26 Capacité | Réponse | Silence
26. Exégèse Linguistique
Le verset commence par la coordination kai {καὶ | kaí} qui enchaîne ce récit à ce qui précède et unit deux actions principales. La séquence ouk ischysan epilabesthai tou rhēmatos {οὐκ ἴσχυσαν ἐπιλαβέσθαι τοῦ ῥήματος | ouk ís-khy-san e-pi-la-bés-thai toû rhé-ma-tos} associe le verbe de capacité ischysan avec l’infinitif epilabesthai, formant une construction « verbe de capacité + infinitif » qui exprime ici une incapacité complète à « saisir » les paroles, au sens de les prendre en défaut. Le groupe prépositionnel enantion tou laou {ἐναντίον τοῦ λαοῦ | e-nan-tí-on toû la-ú} précise le cadre public « devant le peuple », renforçant la portée de leur échec. La seconde partie introduit un participe aoriste thaumasantes {θαυμάσαντες | thau-má-san-tes} qui décrit l’état intérieur des adversaires comme circonstance de cause ou de manière, suivi de la préposition epi avec datif tê apokrisei autou {ἐπὶ τῇ ἀποκρίσει αὐτοῦ | e-pí tē a-po-krí-sei au-tú} indiquant la cause précise de cet étonnement : la réponse de Jésus. Le verbe principal esigēsan {ἐσίγησαν | e-sí-gē-san} conclut la phrase en marquant le résultat narratif : ils se taisent. Le grec juxtapose le participe et le verbe à l’aoriste pour exprimer une relation de cause-résultat; en français, cela est rendu par une proposition circonstancielle (« s’étant émerveillés » / « surpris ») suivie de la principale. La traduction dynamique interprète l’infinitif epilabesthai dans son sens polémique de « prendre en faute » en « ne rien lui reprocher », et fait ressortir la nuance de conséquence émotionnelle de esigēsan par « restèrent sans voix ».

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