| 4. Exégèse Linguistique La phrase grecque commence par le syntagme nominal articularisé to baptisma Iōannou {Τὸ βάπτισμα Ἰωάννου | tò báp-tis-ma Iō-án-nou} 'le baptême de Jean' au nominatif comme sujet. La copule ēn {ἦν | ēn} 'était' pose une question implicite sur l'origine de ce baptême. Deux compléments d'origine sont mis en stricte parallélisme, chacun introduit par la préposition ex {ἐξ | ex} 'issu de, provenant de': ex ouranou {ἐξ οὐρανοῦ | ex ou-ra-noû} 'du ciel' et ex anthrōpōn {ἐξ ἀνθρώπων | ex an-thrō-pōn} 'des hommes', reliés par la conjonction disjonctive ē {ἢ | ē} 'ou', qui présente une alternative exclusive entre une source divine et une source humaine. En grec, l'interrogation est portée par le contexte dialogal plutôt que par un mot interrogatif; en français, elle est rendue par l'inversion verbale 'venait-il'. La traduction dynamique reprend le verbe 'venait-il' devant chaque membre pour refléter plus explicitement le parallélisme de la structure ex ouranou ē ex anthrōpōn. |