| 44. Exégèse Linguistique La phrase commence par Dauid {Δαυὶδ | Dauíd} ‘David’, qui fonctionne comme sujet logique, suivi de la particule oun {οὖν | oûn} ‘donc’ marquant la conclusion d’un raisonnement précédemment exposé. Le pronom auton {αὐτὸν | autòn} ‘lui’ est l’objet direct de kalei {καλεῖ | kaleî} ‘il appelle’, tandis que kurion {κύριον | kýrion} ‘Seigneur’ au cas accusatif sert d’attribut de cet objet, indiquant le titre que David donne au personnage messianique. La conjonction kai {καὶ | kaí} ‘et’ introduit une seconde partie étroitement liée, qui prend la forme d’une question rhétorique ouverte par l’adverbe interrogatif pos {πῶς | pôs} ‘comment’. Le génitif autou {αὐτοῦ | autoû} ‘de lui/son’ exprime une relation de possession ou de parenté par rapport à huios {υἱός | huiós} ‘fils’, qui est au nominatif en tant que prédicat relié par le verbe estin {ἐστιν | éstin} ‘il est’. La structure juxtapose ainsi deux affirmations incompatibles en apparence — le Messie appelé ‘Seigneur’ par David et en même temps ‘son fils’ — pour mettre en lumière le paradoxe de l’identité du Christ, supérieur à David tout en étant son descendant. Le français conserve cette dynamique argumentative en gardant l’ordre David… l’appelle Seigneur… et comment est-il/peut-il être son fils ?, ce qui permet de maintenir la force de la question rhétorique. |