| 45. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur un génitif absolu akouontos pantos tou laou {Ἀκούοντος παντὸς τοῦ λαοῦ | a-koú-on-tos pan-tòs toû la-oû}, où le participe présent génitif akouontos exprime une circonstance temporelle concomitante, littéralement « tandis que tout le peuple était en train d’entendre ». La particule de {δὲ | dè} marque une légère transition discursive, introduisant un nouveau mouvement dans la scène sans rupture forte. L’expression nominale pantos tou laou, avec l’adjectif pantos modifiant laou, insiste sur l’ensemble de la communauté présente. Le verbe principal eipen {εἶπεν | eî-pen} introduit le discours qui suit et gouverne le datif d’objet indirect tois mathetais {τοῖς μαθηταῖς | toîs ma-thē-taîs}, signalant que, bien que la foule écoute, le contenu est adressé spécifiquement aux disciples. En français, la structure génitif absolu est rendue par une subordonnée circonstancielle introduite par « tandis que » ou « comme », afin de maintenir la valeur temporelle et la simultanéité. Le déplacement du datif « aux disciples » après le verbe en français respecte l’ordre sujet-verbe-complément tout en conservant le contraste implicite entre la foule qui écoute et le cercle restreint auquel il parle. |