| 35. Exégèse Linguistique La phrase commence avec kai {καὶ | kaí} 'et', coordonnant la scène précédente. Le participe proelthōn {προελθὼν | pro-el-thṓn} 'ayant avancé' marque une action préalable, tandis que mikron {μικρὸν | mí-kron} 'un peu' précise la mesure du déplacement. L’imparfait epipten {ἔπιπτεν | epípten} 'tombait' dépeint l’attitude de prosternation, localisée par epi tēs gēs {ἐπὶ τῆς γῆς | epí tês gēs} 'sur la terre'. Un nouveau kai relie cette action à la prière marquée par prosēucheto {προσηύχετο | prosēúchomai} 'priait', soulignant sa durée. La conjonction hina {ἵνα | hīna} 'afin que' introduit la finalité, intégrant la tournure impersonnelle ei dunaton estin {εἰ δυνατόν ἐστιν | ei dunatón estin} 'si cela est possible', qui prépare le subjonctif aoriste parelthē {παρέλθῃ | parélthē} 'qu’il passe'. La préposition apʼ autou {ἀπʼ αὐτοῦ | ap’ autoû} 'loin de lui' indique la séparation, et hē hōra {ἡ ὥρα | hē hṓra} 'l’heure' agit comme sujet de la subordonnée. Cette progression syntaxique (déplacement → prosternation → prière → supplication conditionnelle) conserve l’enchaînement aspectuel et renforce l’intensité dramatique. |