| 1. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec kai {καὶ | kaí} 'et', qui rattache la scène à la narration précédente. L’expression diagenomenou tou sabbatou {διαγενομένου τοῦ σαββάτου | diagenoménou tou sabbátou} forme un génitif absolu temporel, littéralement "le sabbat ayant passé", que le français rend plus naturellement par une proposition temporelle ("quand le sabbat fut passé" / "après la fin du sabbat"). Vient ensuite un sujet composé de trois noms féminins coordonnés : María hē Magdalēnē {Μαρία ἡ Μαγδαληνὴ | María hē Magdalēnḗ}, María hē tou Iakōbou {Μαρία ἡ τοῦ Ἰακώβου | María hē tou Iakṓbou} et Salōmē {Σαλώμη | Salṓmē}. L’article hē suivi du génitif tou Iakōbou marque un génitif de relation, sous-entendant "la (mère) de Jacques", ce qui justifie en français l’explicitation "mère de Jacques". Le verbe principal ēgorasen {ἠγόρασαν | ēgórasan} 'elles achetèrent' prend pour objet direct arōmata {ἀρώματα | arṓmata} 'aromates'. La conjonction hina {ἵνα | hína} introduit une proposition de but, qui contient le verbe au subjonctif aleipsōsin {ἀλείψωσιν | aleípsōsin} 'qu’elles oignent', précédé du participe circonstanciel elthousai {ἐλθοῦσαι | elthoûsai} 'étant venues', marquant une action antérieure au subjonctif. Le pronom auton {αὐτόν | autón} 'lui' renvoie contextuellement à Jésus mentionné dans le contexte immédiat, ce que la traduction française rend explicitement en nommant Jésus, afin d’éviter toute ambiguïté. La dynamique syntaxique grecque (génitif absolu + proposition finale au subjonctif) est ainsi transposée en français par des subordonnées temporelles et finales adaptées à l’usage courant. |