| 2. Exégèse Linguistique La construction commence par kai {καὶ | kaí} 'et', qui rattache cette scène à ce qui précède. Le binôme lian proi {λίαν πρωῒ | lí-an prō-í} combine un adverbe d’intensité et un adverbe de temps pour insister sur l’extrême précocité de l’heure. Le groupe prépositionnel tē mia tōn sabbatōn {τῇ μιᾷ τῶν σαββάτων | tē̂ miâ tō̂n sabbátōn} est un sémitisme signifiant littéralement « au un des sabbats », employé comme « premier jour de la semaine », avec le datif marquant le temps. Le verbe erchontai {ἔρχονται | érkhontai} est au présent historique, usage narratif pour vivifier le récit, même si le français préfère le passé simple. La préposition epi {ἐπὶ | epí} suivie de l’accusatif to mnēmeion {τὸ μνημεῖον | tò mnēmeîon} marque la direction « vers le sépulcre » comme but de leur déplacement. Le syntagme anateilantos tou hēliou {ἀνατείλαντος τοῦ ἡλίου | anateílantos toû hēlíou} forme un génitif absolu temporel, exprimant une action achevée antérieure ou concomitante (« alors que le soleil s’était levé »). En français, la structure est réorganisée en propositions temporelles explicites pour conserver la valeur aspectuelle (aoriste du participe) et la progression du récit : indication de temps, jour, déplacement, puis précision de l’état du jour. |