Mark 16:11ExégèseBAT

Mark 16 : 11 Incrédulité | Résurrection | Témoignage
11. Exégèse Linguistique
La phrase commence par kakeinoi {κἀκεῖνοι | ka-keî-noi} 'et ceux-là', forme de crase qui place en tête un sujet déjà connu pour marquer un contraste avec le groupe précédent. Le participe aoriste akousantes {ἀκούσαντες | a-koú-san-tes} 'ayant entendu' précède le verbe fini et exprime une action antérieure et circonstancielle: après avoir reçu un témoignage, ils réagissent. La conjonction hoti {ὅτι | hó-ti} introduit la proposition complétive qui contient le contenu rapporté du témoignage, structurée en deux affirmations coordonnées par kai {καί | kaí}: d'abord zē {ζῇ | zêi} 'il vit', au présent, qui insiste sur le fait que la personne en question est maintenant en vie; puis etheathē {ἐθεάθη | e-the-á-thē} 'il fut vu', aoriste passif, qui décrit un événement ponctuel de vision. L'expression prépositionnelle hyp' autēs {ὑπʼ αὐτῆς | hyp' au-tês} marque l'agent du passif, soulignant que cette vision passe par le témoignage d'une femme précise. Le verbe principal ēpistēsan {ἠπίστησαν | ē-pís-tē-san} 'ils ne crurent pas' clôt la phrase et, par sa position finale, met l'accent sur l'incrédulité comme issue de la séquence auditive: réception du message (participe) → contenu proclamé (proposition introduite par hoti) → rejet (verbe principal). En français formel, cette structure est conservée par l'emploi du participe passé "ayant entendu" et par une subordonnée introduite par "qu’", tandis que la dynamique opte pour une subordonnée temporelle "lorsqu’ils apprirent" pour expliciter le lien temporel et suivre plus étroitement le flux narratif.

Plus sur ce verset