| 20. Exégèse Linguistique L’ouverture avec le pronom démonstratif ekeinoi {ἐκεῖνοι | ekeînoi} met en relief "eux" par rapport à d’autres acteurs du récit. La particule de {δὲ | dè} signale une transition narrative et relie cette action à ce qui précède. Le participe aoriste circonstanciel exelthontes {ἐξελθόντες | exelthóntes} décrit une action préalable ("étant sortis") qui prépare le terrain pour le verbe principal ekēryxan {ἐκήρυξαν | ekḗruxan}, lequel résume leur prédication comme un événement global. L’adverbe pantachou {πανταχοῦ | pantachoû} étend cette activité missionnaire à tous les lieux. La construction au génitif absolu tou kuriou synergoūntos {τοῦ κυρίου συνεργοῦντος | toû kuríou synergoûntos} présente, dans une proposition circonstantielle implicite, l’action simultanée du Seigneur qui coopère avec les disciples. Le participe bebaioūntos {βεβαιοῦντος | bebaioûntos}, également au génitif et coordonné à synergoūntos, décrit une deuxième action en parallèle: le Seigneur confirme ton logon {τὸν λόγον | tón lógon}, "la parole", qui en est l’objet direct. La préposition dia {διὰ | diá} avec le groupe génitif tōn epakolouthountōn sēmeiōn {τῶν ἐπακολουθούντων σημείων | tōn epakolouthoúntōn sēmeíōn} exprime le moyen de cette confirmation: des "signes qui suivent", présentés par le participe présent comme un accompagnement continu de la prédication. En français, le génitif absolu est rendu par deux propositions coordonnées à sujet explicite ("Le Seigneur collaborait... et confirmait..."), ce qui maintient l’idée de simultanéité et de coopération active entre la mission des disciples et l’action du Seigneur. |