| 19. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre par la structure ho men oun kyrios Iesous {ὁ μὲν οὖν κύριος Ἰησοῦς | ho mèn oûn kýrios Iesoûs} « le donc Seigneur Jésus », où la particule men, anticipant souvent un balancement, et la conjonction oun fonctionnent comme marqueurs de transition narrative, reliant ce verset à ce qui précède. Le groupe prépositionnel meta to lalesai autois {μετὰ τὸ λαλῆσαι αὐτοῖς | metà tò lalêsai autoîs} comprend la préposition meta suivie d’un infinitif articularisé; l’article to substantivise l’infinitif, de sorte que l’ensemble forme un complément circonstanciel temporel « après leur avoir parlé ». Le verbe principal anelemphthe {ἀνελήμφθη | anelḗmphthē} est à l’aoriste passif indicatif, présentant l’Ascension comme un événement ponctuel accompli sur Jésus plutôt que par lui-même, et il est précisé par le syntagme prépositionnel eis ton ouranon {εἰς τὸν οὐρανὸν | eis tòn ouranòn} qui indique la destination céleste. La conjonction kai {καὶ | kaí} coordonne ce premier verbe avec ekathisen {ἐκάθισεν | ekáthisen}, autre aoriste indicatif présentant l’intronisation de Jésus comme seconde action ponctuelle. L’expression ek dexiōn tou theou {ἐκ δεξιῶν τοῦ θεοῦ | ek dexiôn toû theoû} utilise ek avec le génitif dans un idiome spatial signifiant « à la droite de Dieu », image de place d’honneur et d’autorité; le pluriel dexiōn est idiomatique en grec mais se rend naturellement au singulier en français. En français, on place le sujet explicite en tête et on transforme la tournure à infinitif en proposition ou gérondif pour garder la clarté tout en conservant la séquence des événements: parole, enlèvement, intronisation. |