| 42. Exégèse Linguistique La structure grecque commence par la conjonction kai {καὶ | kaí} 'et', reliant cette phrase à l’enseignement précédent. Le verbe balousin {βαλοῦσιν | ba-loû-sin} 'ils jetteront' (futur actif indicatif) projette une action judiciaire future, avec autous {αὐτούς | au-toús} 'eux' comme objet direct. La préposition eis {εἰς | eîs} suivie de l’accusatif dans la séquence ten kaminon tou puros {τὴν κάμινον τοῦ πυρός | tēn ká-mi-non toû pu-rós} décrit un mouvement dirigé vers un lieu de châtiment, le génitif tou puros précisant la nature enflammée de la fournaise. L’adverbe ekei {ἐκεῖ | e-keî} 'là' introduit la conséquence spatiale, suivi de estai {ἔσται | é-stai} 'il y aura', qui présente la scène de souffrance comme un état futur certain. La séquence nominale ho klauthmos kai ho brugmos ton odonton {ὁ κλαυθμὸς καὶ ὁ βρυγμὸς τῶν ὀδόντων | ho klau-thmós kaí ho brug-mós tōn o-dón-ton} met en parallèle deux sujets définis, 'le pleur' et 'le grincement des dents', unis par kai et qualifiés par le génitif des dents, image stéréotypée de détresse extrême. En français, la traduction conserve ce parallélisme et l’enchaînement : action de jeter, lieu de châtiment, puis manifestation de la souffrance, en traduisant ekei par 'là se trouveront' pour donner plus de force à l’état annoncé. |