Matthew 15:2ExégèseBAT

Matthew 15 : 2 Tradition | Pureté | Accusation
2. Exégèse Linguistique
L’interrogation s’ouvre avec la locution prépositionnelle dia ti {Διὰ τί | Dià tí} ‘pourquoi’, préposition dia suivie de l’accusatif ti formant une question sur la cause. Le groupe nominal hoi mathētai sou {οἱ μαθηταί σου | hoi mathētái sou} ‘tes disciples’ est au nominatif et fonctionne comme sujet canonique, immédiatement suivi du verbe finito parabainousin {παραβαίνουσιν | parabaínousin} ‘transgressent’, ce qui place l’accusation de transgression au cœur de la phrase. Le syntagme défini tēn paradosin tōn presbyterōn {τὴν παράδοσιν τῶν πρεσβυτέρων | tēn parádosin tōn presbytérōn} est à l’accusatif avec un génitif dépendant : la tradition (objet direct) est caractérisée comme appartenant aux anciens, génitif d’appartenance ou de source. La ponctuation grecque met un point-virgule (point d’interrogation grec) après presbyterōn, clôturant la question. La conjonction explicative gar {γὰρ | gár} introduit ensuite la clause motivante : ou gar niptontai tas kheiras autōn {οὐ γὰρ νίπτονται τὰς χεῖρας αὐτῶν | ou gár níptontai tas kheîras autôn}, où la négation ou porte sur le verbe moyen niptontai, décrivant l’absence de lavage rituel des mains (complément direct tas kheiras autōn). Enfin, la subordonnée temporelle hotan arton esthiōsin {ὅταν ἄρτον ἐσθίωσιν | hótan árton esthíōsin} introduit, par hotan suivi du subjonctif présent, une situation répétée ou habituelle ‘lorsqu’ils mangent du pain’. En français, la structure « Pourquoi… ? Car… » reproduit la relation entre la question et sa justification, tandis que la subordonnée temporelle est rendue par « lorsqu’ils mangent » en formel et par une valeur plus pragmatique « avant de manger » en dynamique, reflétant l’implication pratique du rite de lavage.

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