| 25. Exégèse Linguistique La particule de {δὲ | dè} introduit une légère transition narrative, marquant le passage à la réaction de la femme. Le participe aoriste elthousa {ἐλθοῦσα | elthoû-sa} précède le verbe principal prosekynei {προσεκύνει | pro-seký-nei} et indique une action antérieure (« après être venue ») qui prépare la scène de la supplication. L’imparfait prosekynei décrit un geste de prosternation potentiellement prolongé ou insistant. Le pronom datif autō {αὐτῷ | autô} précise la personne devant qui le geste est accompli, implicitement Jésus dans le contexte. Le participe présent legousa {λέγουσα | lé-gou-sa} exprime une action concomitante, liant de façon fluide le geste corporel et la parole directe qui suit. L’interpellation vocative Kyrie {Κύριε | Ký-ri-e} place la demande dans un registre de respect élevé, voire de reconnaissance de l’autorité de Jésus. L’impératif présent boethei {βοήθει | bo-ḗ-thei} exprime une requête urgente, avec le datif moi {μοι | moi} marquant clairement la bénéficiaire de l’aide. En français, le participe aoriste est rendu par « étant venue » ou par un verbe de mouvement narratif (« elle arriva »), et l’imparfait est interprété comme un acte concret de prosternation dans le flux du récit. Le vocatif et l’impératif sont conservés par l’appel direct « Seigneur » et l’impératif « aide-moi » / « viens à mon secours ». |