| 28. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par amēn {ἀμὴν | a-mḗn} ‘en vérité’, particule d’authentification solennelle, immédiatement suivie de legō {λέγω | lé-gō} ‘je dis’, marquant l’autorité de l’énoncé. La locution eisin tines {εἰσίν τινες | ei-sín tí-nes} construit une affirmation existielle (‘il y a quelques-uns’) dont le sujet est précisé par le groupe partitif tōn hōde hestōtōn {τῶν ὧδε ἑστώτων | tōn hō-de he-stṓ-tōn}, où le parfait participe souligne un état permanent de présence. Le pronom relatif hoitines {οἵτινες | hoí-ti-nes} introduit la subordonnée qualifiant ce sous-ensemble, sujet de la négation double ou mē geusōntai thanatou {οὐ μὴ γεύσωνται θανάτου | ou mḕ geú-sōn-tai tha-ná-tou}, qui exprime une impossibilité catégorique de ‘goûter la mort’. La conjonction temporelle heōs an {ἕως ἂν | hé-ōs án} avec idōsin {ἴδωσιν | í-dō-sin} au subjonctif aoriste délimite la durée de cette impossibilité jusqu’au moment où ils verront le ton huion tou anthrōpou {τὸν υἱὸν τοῦ ἀνθρώπου | tón hy-ión toû an-thrō-pou}, objet direct de ‘voir’. Le participe erchomenon {ἐρχόμενον | er-khó-me-non} qualifie l’action du Fils ‘venant’, et la préposition en tē basileia autou {ἐν τῇ βασιλείᾳ αὐτοῦ | en tē ba-si-leí-a au-toû} indique la sphère eschatologique de sa venue. |