| 21. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur tote {Τότε | Tó-te}, adverbe temporel qui ancre la question de Pierre dans le contexte précédent. Le participe proselthon {προσελθὼν | pro-sel-thṓn}, placé avant eipen {εἶπεν | Eî-pen}, exprime l’antériorité de l’approche de Pierre. Le datif autō {αὐτῷ | au-tô} identifie le destinataire, suivi du groupe sujet ho Petros {ὁ Πέτρος | ho Pé-tros}. Le vocatif Kyrie {Κύριε | Ký-ri-e} marque l’interpellation respectueuse. Posakis {ποσάκις | po-sá-kis} introduit l’interrogation sur la fréquence, à laquelle répond le futur hamartēsei {ἁμαρτήσει | ha-mar-tḗ-sei}. La préposition eis {εἰς | eis} avec l’accusatif eme {ἐμὲ | e-mè} précise l’offense dirigée contre Pierre. Le syntagme ho adelphos mou {ὁ ἀδελφός μου | ho a-del-phós mou} indique la relation fraternelle, et la coordination kai aphēso autō {καὶ ἀφήσω αὐτῷ | kaí a-phḗ-sō au-tô} expose la disposition au pardon. Enfin, heōs heptakis {ἕως ἑπτάκις | hé-ōs hep-tá-kis} fixe la limite envisagée. L’ordre participial, vocatif, interrogation et syntagmes prépositionnels crée une progression qui insiste sur la question du pardon répété. |