| 27. Exégèse Linguistique Le verset commence par le participe aoriste passif splangchnistheis {σπλαγχνισθείς | splangchnistheís} “ému de compassion”, mis en tête pour souligner la motivation interne précédant l’action. La conjonction de {δὲ | dè} relie souplement cet épisode au contexte précédent tout en signalant un léger contraste. Le syntagme nominal ho kurios tou doulou ekeinou {ὁ κύριος τοῦ δούλου ἐκείνου | ho ký-rios toû doú-lou ekeí-nou} précise le sujet en combinant l’article, le nom et deux génitifs pour établir la relation de maître à serviteur. Les verbes aoristes apelusen {ἀπέλυσεν | apé-lu-sen} et apheken {ἀφῆκεν | a-phē-ken}, coordonnés par kai {καί | kaí}, décrivent deux actions successives mais simultanées : libérer le serviteur (auton {αὐτόν | au-tón}) et annuler sa dette (to daneion {τὸ δάνειον | tò dá-nei-on}) en faveur du même bénéficiaire (autō {αὐτῷ | au-tô}). La ponctuation grecque, notamment la virgule après auton, met en relief le deuxième acte de grâce. En français, l’agencement protocolaire (motivation, identification du sujet, actions) est conservé, tout en liant naturellement les verbes pour rendre le geste de miséricorde unitaire. |