| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la locution prépositionnelle perì tēn hendekáten {περὶ τὴν ἑνδεκάτην | hen-de-ká-tēn} ‘indication temporelle approximative (autour de la onzième heure)’. Le participe aoriste exelthōn {ἐξελθὼν | ex-el-THṓn} crée une antériorité temporelle avant le verbe principal heuren {εὗρεν | HEU-ren} ‘il trouva’. L’accusatif allous hestōtas {ἄλλους ἑστῶτας | ál-lous hes-TŌ-tas} fonctionne comme objet direct, avec hestōtas en apposition soulignant l’état durable résultant d’une action antérieure. La conjonction kai {καὶ | kaí} enchaîne sur le présent historique legei {λέγει | LÉ-gei} ‘il dit’, qui donne vivacité au récit. Dans le discours direct, la question commence par ti {Τί | Tí} ‘pourquoi’ et l’adverbe hôde {ὧδε | HÔ-de} ‘ici’. Le parfait hestekate {ἑστήκατε | hes-TḖ-ka-te} marque un état continuel de station debout, mis en relief par l’accusatif de durée holēn tēn hēmeran {ὅλην τὴν ἡμέραν | HÓ-lēn tēn hē-MÉ-ran}. L’adjectif argoi {ἀργοί | ar-GOí} agit comme attribut pour stigmatiser l’inactivité reprochée. En français formel, la préposition rend l’approximation horaire et le parfait le résultat statu-quant, tandis qu’en dynamique la conversion en « cinq heures de l’après-midi » et l’emploi de « êtes-vous restés », complété par « sans rien faire », visent la clarté et l’immédiateté. |