| 23. Exégèse Linguistique La scène débute avec la conjonction kai {Καὶ | Kaí} reliant cet épisode au récit précédent. Le syntagme circonstanciel au génitif elthontos autou {ἐλθόντος αὐτοῦ | el-thón-tos au-toû} marque l’arrivée préalable de Jésus, avant le verbe principal proselthon {προσῆλθον | pro-sêl-thon} ‘ils s’approchèrent’, qui coordonne hoi archiereis kai hoi presbyteroi tou laou {οἱ ἀρχιερεῖς καὶ οἱ πρεσβύτεροι τοῦ λαοῦ | hoi ar-khi-e-reîs kaí hoi pres-bú-te-roi tou la-oû}, soulignant l’alliance des autorités sacerdotale et populaire. Le datif autō didaskonti {αὐτῷ διδάσκοντι | au-tô di-dás-kon-ti} associe ‘à lui’ et le participe ‘enseignant’ pour situer la question pendant l’activité de Jésus. Le participe legontes {λέγοντες | lé-gon-tes} ouvre le discours direct. Les deux interrogations utilisent d’abord la préposition en {Ἐν | en} au datif avec poia exousia {ποίᾳ ἐξουσίᾳ | poí-a ex-ou-sí-a} pour insister sur la légitimité de l’exousia, suivi de tauta poieis {ταῦτα ποιεῖς | taû-ta poi-eîs} ‘tu fais ces choses’, puis la conjonction kai {καὶ | kaí} relie tis soi edoken tēn exousian tautēn {τίς σοι ἔδωκεν τὴν ἐξουσίαν ταύτην | tís soi é-do-ken tḕn ex-ou-sí-an taú-tēn} ‘qui t’a donné cette autorité’. En français, les participes circonstanciels se traduisent par des propositions temporelles ou des compléments, et l’ordre des questions est maintenu pour conserver la progression de l’accusation. |