| 9. Exégèse Linguistique Le verset grec commence par la coordination hoi de ochloi {οἱ δὲ ὄχλοι | hoí dè Óch-loi} « mais les foules », où δὲ relie le récit précédent à ce nouvel épisode. Suit une double subordination participiale, hoi proagontes auton kai hoi akolouthountes {οἱ προάγοντες αὐτὸν καὶ οἱ ἀκολουθοῦντες | hoí pro-Á-go-ntes au-TÓN kaí hoí a-ko-lou-THÔUN-tes} « ceux qui le précédaient et ceux qui le suivaient », les participes agissant comme substantifs pour distinguer deux groupes. Le verbe ekrazon {ἔκραζον | É-kra-zon} à l’imparfait marque l’aspect duratif de l’acclamation, tandis que le participe legontes {λέγοντες | LÉ-gon-tes} introduit le contenu du cri. L’interjection Hosanna {Ὡσαννά | ho-san-NÁ} ouvre l’acclamation sémitique, suivie du datif tō huiō Dauid {τῷ υἱῷ Δαυίδ | tôi hu-iÔ Da-u-ÍD} « au Fils de David » marquant le bénéficiaire et soulignant la filiation davidique. Eulogemenos ho erchomenos {Εὐλογημένος ὁ ἐρχόμενος | eu-lo-gē-MÉ-nos ho er-KHÓ-me-nos} « béni soit celui qui vient » reprend le modèle psalmique de bénédiction, complété par en onomati kyriou {ἐν ὀνόματι κυρίου | en o-NÓ-ma-ti ku-rí-ou} « au nom du Seigneur », où le génitif exprime l’autorité divine. La seconde reprise Hosanna en tois hupsistois {Ὡσαννὰ ἐν τοῖς ὑψίστοις | ho-san-NÁ en toîs hup-SÍ-stois} place la louange dans la sphère céleste la plus élevée. En français, la ponctuation segmente naturellement le flot des acclamations tout en conservant l’idée d’un cri collectif et continu. |