| 12. Exégèse Linguistique Le verset débute par akkennu {אַקֶּ֥נּוּ | ʾak-ken-nū} 'je le frapperai', Hiphil expressif de l’action causative, suivi de baddever {בַדֶּ֖בֶר | bad-de-ḇer} 'par la peste' introduisant la cause. La conjonction ve {וְ | wə-} 'et' coordonne ve’orishehnu {וְאוֹרִשֶׁ֑נּוּ | wə-ʾō-riš-še-nū} 'et je le détruirai', renforçant l’urgence du jugement. L’infixe ve’eeseh {וְאֶֽעֱשֶׂה֙ | wə-ʾe-ʿĕ-seh} 'et je ferai' opère le renversement divin, désignant otkha {אֹֽתְךָ֔ | ʾōṯ-ḵā} 'toi' comme nouvel objet. Le syntagme legoy-gadol {לְגוֹי־גָּד֥וֹל | lə-gōy-gā-ḏōl} 'une nation grande' et veatzum {וְעָצ֖וּם | wə-ʿā-ṣūm} 'et puissante' forme une construction accréditive, tandis que mimmennu {מִמֶּֽנּוּ | mim-men-nū} 'plus que lui' marque la supériorité comparative. L’ordre SVO éclaire le contraste entre la punition et la promesse de restauration miraculeuse. |