| 35. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par ani {אֲנִי | ʾă-nî} 'moi', illustrant l’affirmation emphatique de SEIGNEUR, suivi immédiatement de Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} 'le SEIGNEUR'. Le parfait piel de dibarti {דִּבַּרְתִּי | dib-bar-tî} 'j’ai parlé' confirme la certitude du message. La particule conditionnelle im-lo {אִם־לֹא | ʾim-lōʾ} 'si ce n’est pas' et le démonstratif zot {זֹאת | zōʾṯ} 'ceci' établissent une clause solennelle, préparant la conséquence introduite par eeseh {אֶעֱשֶׂה | ʾe-ʿeś-eh} 'je ferai'. La combinaison le-kol ha-edah ha-raah ha-zot {לְכָל־הָעֵדָה הָרָעָה הַזֹּאת | le-kol ha-edah ha-raah ha-zot} identifie l’ensemble de la communauté comme mauvaise, tandis que ha-noadim {הַנּוֹעָדִים | han-nō-ʿā-dîm} 'assemblés' souligne l’action contre alai {עָלַי | ʿā-lay} 'contre moi'. Les propositions juxtaposées yittamu {יִתַּמּוּ | yit-ta-mû} 'ils seront consumés' et yamutu {יָמֻתוּ | yā-mu-tû} 'ils mourront' encadrent l’expression temporelle ba-midbar ha-zeh ve-sham {בַּמִּדְבָּר הַזֶּה וְשָׁם | ba-midbar ha-zeh ve-sham} pour marquer l’irréversibilité du jugement. |