| 8. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction conditionnelle im {אִם־ | ʾim}, posant l’hypothèse de la faveur divine. Le verbe chafeitz {חָפֵץ | ḥā-p̄ēṣ} « éprouve du plaisir » marque l’initiative de la volonté divine, suivi de la structure vav + Hifil imperfect vehevi {וְהֵבִ֤יא | wə-hē-ḇîʾ} et de l’objet direct otanu {אֹתָנוּ | ʾō-ṯā-nû}, formant une coordination narrative continue. L’expression prépositionnelle el haarets hazot {אֶל־הָאָ֣רֶץ הַזֹּאת | ʾel hā-ʾā-reṣ haz-zōṯ} précise la destination, et le parfait unetanah {וּנְתָנָ֖הּ | û-nə-ṯā-nāh} avec lanu {לָנוּ | lā-nû} réaffirme l’action de don. La proposition relative erets asher hi zavat chalav udvash {אֶ֕רֶץ אֲשֶׁר־הִ֛וא זָבַ֥ת חָלָ֖ב וּדְבָֽשׁ | ʾe-reṣ ʾă-šer hîʾ zā-ḇaṯ ḥā-lāḇ û-də-ḇāš} insiste sur la fertilité du pays. Les particules vav ne sont pas traduites littéralement, leur valeur narrative étant rendue par une coordination fluide en français. |