| 10. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction vav de coordination et le verbe piel vékhibes {וְ֠כִבֶּס | wə-ḵib-bēs} ‘et lavera’, suivi du participe haosef {הָאֹסֵ֨ף | hā-ʾō-sēf} ‘le collecteur’ marquant l’agent. Le groupe nominal efer haparah {אֵ֤פֶר הַפָּרָה | ʾē-p̄er hap-pā-rā} ‘la cendre de la vache’ est le complément direct, introduit par le marqueur et {אֶת־ | ʾet}. La structure vav + adjectif vetame {וְטָמֵ֖א | wə-ṭā-mēʾ} ‘et sera impur’ puis la locution ad-haarev {עַד־הָעָ֑רֶב | ʿad-hā-ʿā-reḇ} ‘jusqu’au soir’ fixe la durée de l’impureté. Le deuxième vav + parfait véhayetah {וְֽהָיְתָ֞ה | wə-hā-yə-tā(h)} ‘et sera’ amorce la norme, complétée par livnei-yisrael {לִבְנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֗ל | liḇ-nē yiś-rā-ʾēl} ‘pour les fils d’Israël’ et velager hagar betokham {וְלַגֵּ֛ר הַגָּ֥ר בְּתוֹכָ֖ם | wə-la-gēr hag-gār bə-ṯō-ḵām} ‘et pour l’étranger qui séjourne parmi eux’. L’expression lechukat olam {לְחֻקַּ֥ת עוֹלָֽם | lə-ḥuqqāṯ ʿō-lām} ‘pour prescription éternelle’ conclut sur la pérennité du commandement, illustrant le passage d’une consigne rituelle à une règle juridique permanente. |