| 34. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur la clause initiale vayomer {וַיֹּאמֶר | wayyōmer} introduisant directement la parole divine. La négation al-tira {אַל־תִּירָא | ʾal-tīrāʾ} utilise le jussif pour adresser un ordre à Moïse, dissipant sa peur. L’expression ki beyadkha natati oto {כִּי בְיָדְךָ נָתַתִּי אֹתוֹ | kî bəyāḏ-ḵā nāṭaṯî ʾōtō} combine causalité et métaphore du combat, soulignant la souveraineté et la remise de l’ennemi « dans ta main ». L’accumulation ve-et kol ammo ve-et artzo {וְאֶת־כָּל־עַמּוֹ וְאֶת־אַרְצ֑וֹ | wəʾet kol ʿammō wəʾet ʾărṣō} étend la promesse de victoire à l’ensemble du peuple et du territoire. La tournure ka-asher asita le-Sihon {כַּאֲשֶׁר עָשִׂיתָ לְסִיחֹון | kaʾăšer ʿāśîtā ləsîḥōn} crée un parallèle référentiel avec l’action passée contre Sihon, tandis que la relative finale identifie le lieu de résidence du roi. La structure française reflète l’ordre hébraïque tout en assurant clarté et fluidité. |