| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur vayishlach {וַיְשַׁלַּ֨ח | wa-yə-šal-laḥ} 'envoya', où le vav consécutif attaché au qal wayyiqtol établit un enchaînement narratif continu. La préposition baam {בָּעָ֗ם | bā-ʿām} 'contre le peuple' précise la cible du verbe puis la particule accusative et {אֵ֚ת | ʾēt} introduit hannechashim {הַנְּחָשִׁ֣ים | han-nə-ḥā-šîm} 'les serpents', qualifiés par l’apposition haserafim {הַשְּׂרָפִ֔ים | ha-śə-rā-pîm} 'les brûlants', soulignant le caractère surnaturel du fléau. Vayenashchu {וַֽיְנַשְּׁכ֖וּ | wa-yə-naš-khū} 'ils mordirent', second wayyiqtol, suivi d’une nouvelle particule et {אֶת־ | ʾeṯ}, met en relief l’action directe sur haam {הָעָ֑ם | hā-ʿām} 'le peuple'. Enfin, vayamat {וַיָּ֥מָת | wa-yā-māṯ} 'mourut', troisième wayyiqtol, est renforcé par l’apposition amrav {עַם־רָ֖ב | ʿam-rāḇ} 'peuple nombreux' et le complément de provenance miyisrael {מִיִּשְׂרָאֵֽל | mi-yis-rā-ʾēl} 'd’Israël'. Cette succession cumulative de wayyiqtol et de particules accusatives intensifie l’image du jugement divin implacable. |