| 41. Exégèse Linguistique Le verset utilise une succession de verbes wayyiqtol avec vav consécutif (vayehi {וַיְהִי | wa-ye-hî} “et il arriva”, vayikkaḥ {וַיִּקַּח | wa-yik-kaḥ} “et il prit”, vayaʿalehu {וַיַּעֲלֵהוּ | wa-ya-ʿă-leh-hū} “et il le fit monter”) pour organiser temporellement la narration. L’expression temporelle au matin (baboḳer {בַבֹּקֶר | ba-bō-qer}) situe la scène à l’aube. Balak apparaît comme sujet avant la particule accusative et {אֶת־}, puis Balaam comme objet direct. La montée sur les hauteurs de Baal (bamot {בָּמ֣וֹת | bā-mōt} + baal {בָּעַל | Bā-ʿal}) met en évidence un lieu cultuel élevé. La clause finale vayare misham ketzeh haam {וַיַּרְא מִשָּׁם קְצֵה הָעָם | wa-yar-ʾā mi-šām qə-ṣē hā-ʿām} rend la vision partielle de Balaam qui ne voit que l’extrémité du peuple depuis ce point élevé. |