| 2. Exégèse Linguistique Le proverbe s’ouvre par l’expression mi-pri fi-ʾîš {מִפְּרִ֣י פִי־אִ֭ישׁ | mip̄ᵊrî p̄î ʾîš} ‘fruit des paroles d’un homme’, un groupe nominal construit jouant le rôle d’instrument. Le verbe yokhal {יֹ֣אכַל | yōʾḵal} ‘il mangera’ (Qal imparfait) suit immédiatement avec l’objet tov {ט֑וֹב | ṭôḇ} ‘le bien’. La conjonction vav introduit wə-nep̄eš bogəḏîm {וְנֶ֖פֶשׁ בֹּגְדִ֣ים | wə-nep̄eš bōgəḏîm} ‘et l’âme des traîtres’, à laquelle khamas {חָמָֽס | ḥāmās} ‘violence’ devient l’objet d’un désir implicite. Ce parallélisme antithétique met en contraste l’homme qui bénéficie du bien par ses paroles et le traître dont l’âme aspire à la violence. Le verbe implicite du second membre est explicité par l’expression ‘a soif de’ pour refléter le contenu du désir. |