| 7. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par l’impératif lekh {לֵךְ | lēḵ} ‘va’, renforcé par le complément prépositionnel mineged {מִנֶּגֶד | min-ne-ḡeḏ} ‘de devant’ suivi de l’objet leish {לְאִישׁ | lə-ʾîš} ‘l’homme’. L’appellatif kesil {כְּסִיל | kəsîl} qualifie l’homme comme insensé, créant le contraste clé entre sages et fous. La conjonction négative uval {וּבַל־ | û-ḇal} précède le parfait yadaʿta {יָדַעְתָּ | yāḏaʿtā} ‘tu as connu’, exprimant la prohibition de la connaissance. Le syntagme siftei daat {שִׂפְתֵי־דָעַת | śip̄-ṯê daʿaṯ} ‘lèvres de la connaissance’ indique le mode de transmission du savoir. La coordination entre l’impératif et sa conséquence négative souligne l’injonction initiale et son impact pratique. |