| 4. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur marpe {מַרְפֵּא | marpē} ‘guérison’, substantivé et immédiatement lié à lashon {לָשׁוֹן | lāšōn} ‘langue’, créant une métaphore où le discours devient remède. L’expression etz ḥayyîm {עֵץ חַיִּים | ʿēṣ ḥayyîm} ‘arbre de vie’ forme le prédicat nominal, soulignant l’effet vivifiant du propos. La conjonction ve {וְ | wə}, traduite par “mais”, établit l’opposition pour introduire selef {סֶלֶף | selef} ‘perversité’ qui, étant bah {בָּהּ | bāh} ‘en elle’, engendre shever {שֶׁבֶר | šēver} ‘brisure’, affectant beruach {בְּרוּחַ | bə-rûaḥ} ‘esprit’. Cette structure parallèle renforce le contraste entre guérison et destruction. |