| 2. Exégèse Linguistique La phrase conditionnelle commence par la préposition bepesha {בְּפֶ֣שַֽׁע | bə-p̄e-šaʿ} ‘dans la transgression’, établissant la cause de l’instabilité. Le groupe nominal erets rabbim sareha {אֶ֭רֶץ רַבִּ֣ים שָׂרֶ֑יהָ | ʾe-reṣ rab-bîm śā-rê-hā} combine le nom ‘pays’ qualifié par l’adjectif ‘nombreux’ et lié au possessif ‘ses chefs’, soulignant une prolifération d’autorités. La conjonction uveadam {וּבְאָדָ֥ם | û-ḇə-ʾā-ḏām} marque le contraste, introduisant l’agent potentiel de stabilité. Cette subordonnée est portée par le participe hiphil mevin {מֵבִ֥ין | mē-ḇîn} ‘intelligent’ et le participe qal yodea {יֹ֝דֵ֗עַ | yō-ḏê-aʿ} ‘qui connaît’. L’adverbe ken {כֵּ֣ן | kēn} établit la conséquence, et le verbe hiphil yaarikh {יַאֲרִֽיךְ | ya-ʾă-rîḵ} ‘il prolongera’ précise l’effet prolongateur. L’opposition entre désordre et stabilité par la sagesse se déploie ainsi à travers une structure conditionnelle. |