| 1. Exégèse Linguistique La formule d’introduction lamnatzeach {לַמְנַצֵּ֗חַ | la-mə-naṣ-ṣē-aḥ} 'au chef de chœur' établit un cadre liturgique, suivi de ledavid {לְדָ֫וִד | lə-dā-wîḏ} 'de David' pour préciser l'origine. L’inversion amar naval {אָמַר נָבָל | ʾā-mar nā-ḇāl} 'dit l’insensé', où le verbe précède le sujet, focalise sur l’assertion. Le syntagme belibo {בְּ֭לִבּוֹ | bə-lib-bō} 'dans son cœur' localise l’énoncé dans l’intimité. La négation existentielle ein Elohim {אֵ֣ין אֱלֹהִ֑ים | ʾēn ʾĕ-lō-hîm} 'il n’y a pas de Dieu' porte la charge critique initiale. L’articulation de hishchitu hith'ibu alilah {הִֽשְׁחִיתוּ הִֽתְעִ֥יבוּ עֲלִילָ֗ה | hiš-ḥî-tû hit-ʿî-vû ʿă-lî-lāh} coordonne deux parfaits pour signaler une perversion suivie de pratiques abominables. Enfin, ein osehtov {אֵ֣ין עֹֽשֵׂה־טֽוֹב | ʾēn ʿō-sê ṭôḇ} 'aucun ne fait le bien' conclut par une anaphore négative généralisée. |