| 15. Exégèse Linguistique Le verset présente un parallélisme binaire structuré par deux wayyiqtol : wayyērāʾû {וַיֵּרָאוּ | wayyērāʾû} ‘ils apparurent’ et wayyiggālû {וַיִּגָּלוּ | wayyiggālû} ‘ils furent mis à nu’, soulignant l’effet cumulé de l’intervention divine. Le syntagme afike mayim {אֲפִיקֵי מַיִם | ʾăp̄îqê mayim} ‘chenaux des eaux’ est mis en parallèle avec mosdot tevel {מוֹסְדוֹת תֵּבֵל | môsədôṯ tēḇēl} ‘fondations du monde’, formant un chiasme entre eau et terre. Les compléments miggaʿarətkā {מִגַּעֲרָתְךָ | miggaʿarətkā} ‘de ton grondement’ et minnîšmat rûaḥ ʾappekā {מִנִּשְׁמַת רוּחַ אַפֶּךָ | minnîšmat rûaḥ ʾappekā} ‘du souffle du vent de tes narines’ expriment la cause morale et la manifestation concrète du jugement. L’insertion du nom divin Yə-hō-wāh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} au centre crée une inclusio, désignant le SEIGNEUR comme agent souverain de ce bouleversement cosmique, tandis que l’imagerie anthropomorphique des narines et du souffle amplifie la dimension pathétique. |