| 1. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur l’interjection vocative eli {אֵלִי | ʾē-lî} répétée pour souligner l’appel urgent. L’adverbe interrogatif lamah {לָמָה | lā-māh} introduit la plainte principale exprimée par le parfait azavtani {עֲזַבְתָּנִי | ʿă-zaḇ-tā-nî} « tu m’as abandonné ». Ensuite, deux syntagmes prépositionnels sans verbe explicite structurent le texte : rahoq miyshuati {רָחוֹק מִישׁוּעָתִי | rā-ḥōq mî-šû-ʿā-tî}, rendu par « Tu es loin de me délivrer », et divrei shaagati {דִּבְרֵי שַׁאֲגָתִי | dǝ-ḇrê ša-ʾă-gā-tî}, traduit par « loin de mes cris ». L’insertion du verbe « être » en français clarifie la copule implicite et accentue l’éloignement divin. |