| 14. Exégèse Linguistique Le verset présente un parallélisme binaire encadré par deux comparaisons en kaph. La formule kamayim {כַּמַּיִם | ka-mā-yim} 'comme des eaux' introduit nishpachti {נִשְׁפַּכְתִּי | niš-pā-ḵtî} 'je fus répandu', un parfait Niphal exprimant un état subi. Vehitpardu {וְהִתְפָּרְדוּ | wə-hit-pā-rə-dû} 'se sont disloqués' concerne kol-atsmotai {כָּל־עַצְמוֹתָי | kāl-ʿaṣ-mô-ṯāy} 'tous mes os', soulignant la désintégration corporelle. Le second membre lie haya {הָיָה | hā-yāh} 'était' à libbi {לִבִּי | lib-bî} 'mon cœur', suivi de la comparaison kadonag {כַּדּוֹנָג | ka-dō-nāg} 'comme de la cire' et de names {נָמֵס | nā-mēs} 'il se fond', puis de betokh {בְּתוֹךְ | bə-tōḵ} 'au milieu de' et meay {מֵעָי | mē-ʿāy} 'mes entrailles' pour situer la fonte intérieure. L'agencement des voix Niphal et Hitpael, associé au déterminant universel kol, intensifie l'image de détresse, tandis que le parallélisme renforce la cohésion entre délitement osseux et effondrement intime. |