| 6. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec ve’anokhi {וְאָנֹכִ֣י | wə-ʾā-nō-ḵî} « et moi », qui met le psalmiste en contraste avec les autres et introduit une clause nominale sans verbe exprimé, la copule étant sous-entendue. L’expression tola’at velo’ish {תוֹלַ֣עַת וְלֹא־אִ֝ישׁ | tô-la-ʿaṯ wə-lō-ʾîš} juxtapose une image de créature insignifiante à la négation de l’humanité, renforçant la déshumanisation ressentie. Le syntagme herpat ʾadam {חֶרְפַּ֥ת אָ֭דָ֣ם | ḥer-pat ʾā-ḏām} est une construction en état construit signifiant « opprobre d’homme », c’est-à-dire objet de honte pour l’humanité. Enfin, u-bezuy ʿam {וּבְז֥וּי עָֽם | û-ḇə-zûy ʿām} unit un participe passif et un complément au génitif pour décrire quelqu’un « méprisé par le peuple ». Le parallélisme binaire entre « homme » et « peuple » souligne l’ampleur du rejet : du point de vue individuel comme collectif, le locuteur est totalement dévalorisé. |