Revelation 13:1ExégèseBAT

Revelation 13 : 1 Puissance | Profanation | Symbolisme
1. Exégèse Linguistique
Le verset s’ouvre avec la conjonction kai {καὶ | kaí} "et", qui enchaîne cette scène avec la précédente, suivie du verbe principal eidon {εἶδον | eî-don} "je vis" qui place le narrateur au cœur de l’expérience apocalyptique. La préposition ek {ἐκ | ek} "de" avec le génitif tēs thalassēs {τῆς θαλάσσης | tês tha-lás-sēs} "de la mer" exprime l’origine de la créature, la mer évoquant régulièrement le chaos et les puissances hostiles. Le syntagme thērion anabainon {θηρίον ἀναβαῖνον | thē-rí-on a-na-bái-non} "bête montant" associe le substantif neutre au participe présent, soulignant son surgissement progressif. Le participe présent echon {ἔχον | é-khon} "ayant" introduit une série d’attributs au moyen d’accusatifs objets (kerata deka {κέρατα δέκα | ké-ra-ta dé-ka} "cornes dix" et kephalas hepta {κεφαλὰς ἑπτά | ke-pha-lás hep-tá} "têtes sept"), produisant un effet cumulatif. La répétition de epi {ἐπὶ | e-pí} "sur" avec deux constructions (epi tōn keratōn autou {ἐπὶ τῶν κεράτων αὐτοῦ | e-pí tôn ke-rá-tōn au-toû} "sur les cornes de lui" au génitif, puis epi tas kephalas autou {ἐπὶ τὰς κεφαλὰς αὐτοῦ | e-pí tás ke-pha-lás au-toû} "sur les têtes de lui" à l’accusatif) détaille la répartition des diadēmata {διαδήματα | di-a-dē-ma-ta} "diadèmes" et des onomata blasphēmias {ὀνόματα βλασφημίας | o-nó-ma-ta blas-phē-mí-as} "noms de blasphème". Le génitif blasphēmias fonctionne comme génitif de caractérisation, définissant la nature profanatrice des appellations. En français, le texte grec, très dense, se déploie soit en une seule longue phrase descriptive (formel), soit en phrases plus segmentées pour renforcer la clarté (dynamique).

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