| 4. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur une interrogation rhétorique introduite par tis {τίς | tís} 'qui', suivie de la particule de négation renforcée ou me {οὐ μὴ | oû mḕ} 'négation emphatique' placée avant le subjonctif phobethe {φοβηθῇ | phobēthē} 'craindre', ce qui exprime l’impossibilité de ne pas éprouver de crainte. Le vocatif kyrie {κύριε | kúrie} 'Seigneur' marque l’adresse directe et crée une pause emphatique. La conjonction kai {καὶ | kaí} 'et' coordonne phobethe avec doxasei {δοξάσει | doxásei} 'glorifiera', projetant l’action de rendre honneur dans une perspective eschatologique. L’accusatif onoma {ὄνομά | ónomá} 'nom', accompagné du génitif sou {σου | sou} 'ton', constitue le complément d’objet direct de doxasei. La première proposition causale introduite par hoti {ὅτι | hóti} 'car' avec monos hosios {μόνος ὅσιος | mónos hósios} 'seul saint' affirme l’unicité qualitative de Dieu par le double nominatif. Une seconde assertion causale, également introduite par hoti {ὅτι | hóti} 'car', associe panta ethne {πάντα ἔθνη | pánta éthnē} 'toutes les nations' comme sujet logique des deux verbes futurs hexousin {ἥξουσιν | hḗxousin} 'viendront' et proskynesousin {προσκυνήσουσιν | proskunḗsousin} 'se prosterneront', disposés en coordonnés pour souligner l’universalité de l’adoration. La préposition enopion {ἐνώπιόν | enṓpion} 'devant' suivie de sou {σου | sou} 'toi' insiste sur la présence face à face. Enfin, la dernière clause causale fait de ta dikaiomata {τὰ δικαιώματά | tà dikaiōmata} 'tes décrets' le sujet grammatical de ephanerothesan {ἐφανερώθησαν | ephanerōthēsan} 'ont été manifestés', plaçant l’accomplissement de ces actes justes comme cause ultime de crainte et d’adoration universelle. La répétition de hoti souligne la chaîne logique de motifs conduisant de l’identité divine à l’adoration collective. |