| 18. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec marturo {Μαρτυρῶ | marturō} « j’atteste », immédiatement renforcé par ego {ἐγὼ | egō} pour souligner l’autorité personnelle. La construction dativale panti tō akouonti {παντὶ τῷ ἀκούοντι | pan-ti tō akouonti} « à quiconque entend » établit l’universalité de l’auditoire et l’aspect en cours de l’écoute. Le syntagme accusatif tous logous tēs prophēteias tou bibliou toutou {τοὺς λόγους τῆς προφητείας τοῦ βιβλίου τούτου | tous logous tēs prophēteias tou bibliou toutou} précise que les paroles constituent le contenu prophétique de ce livre, la double génitivation marquant contenu et source. La protase ean tis epithē ep’ auta {ἐάν τις ἐπιθῇ ἐπʼ αὐτά | e-an tis epithē ep’ auta} associe ἐάν + subjonctif aoriste, tandis que l’apodose epithēsei ho theos ep’ auton {ἐπιθήσει ὁ θεὸς ἐπʼ αὐτὸν | epithēsei ho theos ep’ auton} met en scène une justice rétributive symétrique : « ajouter » humain contre « ajouter » divin. Le groupe tas plēgas tas gegrammenas en tō bibliō toutō {τὰς πληγὰς τὰς γεγραμμένες ἐν τῷ βιβλίῳ τούτῳ | tas plēgas tas gegrammenas en tō bibliō toutō} localise ces fléaux déjà consignés dans le livre, renforçant l’inaltérabilité de la révélation. En français, on restitue cette solennité par une principale déclarative suivie d’une subordonnée conditionnelle introduite par « si », en conservant le parallélisme et l’autorité divine. |