| 13. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre par la forte négation adverbiale meketi {Μηκέτι | Mēkéti} 'plus désormais', signalant une rupture nette avec l'attitude précédente, immédiatement liée au raisonnement antérieur par la conjonction oun {οὖν | oun} 'donc'. L'emploi du subjonctif présent krinōmen {κρίνωμεν | krínōmen} avec allelous {ἀλλήλους | allḗlous} met en avant le jugement réciproque à l'intérieur de la communauté. La structure oppose ce comportement à un nouvel impératif, introduit par alla {ἀλλὰ | allà} 'mais' et renforcé par mallon {μᾶλλον | mâllon} 'plutôt', suivi de l'impératif aoriste krinate {κρίνατε | krínate}, qui redirige l'acte de "juger" vers une évaluation constructive. L'article neutre to {τὸ | tò} substantive l'infinitif tithenai {τιθέναι | tithénai} 'placer' avec la négation mē {μὴ | mē}, formant l'objet de "jugez ceci : le fait de ne pas placer". Les deux noms neutres proskomma {πρόσκομμα | próskomma} et skandalon {σκάνδαλον | skándalon}, coordonnés par ē {ἢ | ē}, désignent deux images proches de cause de chute, tandis que le datif tō adelphō {τῷ ἀδελφῷ | tôi adelphō} marque le croyant comme bénéficiaire (ou victime potentielle) de l'action. La syntaxe grecque met donc en contraste un jugement mutuel stérile et un discernement orienté vers la protection du frère, ce que la traduction française rend en opposant deux impératifs ("ne nous jugeons plus" / "jugez plutôt ceci") et en exprimant l'infinitif substantivé par une tournure infinitive claire ("ne pas mettre"). |