| 9. Exégèse Linguistique La phrase s'ouvre avec eis touto {εἰς τοῦτο | eis toû-to} 'pour cela', qui introduit le but immédiat de la mort et de la résurrection de Christos {Χριστός | Khristós}. La particule postpositive gar {γὰρ | gár} 'car' relie cette explication à l'argument précédent. Le sujet Christos est suivi de deux verbes à l'aoriste coordonnés, apethanen {ἀπέθανεν | apé-than-en} 'il mourut' et ezesen {ἔζησεν | é-zē-sen} 'il revécut', formant un résumé compact et ponctuel de l'événement pascal. La conjonction finale hina {ἵνα | hína} 'afin que' introduit une subordonnée de but dont le verbe principal est kurieuse {κυριεύσῃ | ku-ri-eú-sē} 'qu'il règne'. Les génitifs nekrōn {νεκρῶν | ne-krôn} 'des morts' et zōntōn {ζώντων | zṓn-tōn} dépendent de kurieuse et définissent la sphère de sa seigneurie, le génitif indiquant ici la domination. La répétition de kai {καὶ | kaí} renforce l'idée d'inclusion totale, englobant morts et vivants. En français, le subjonctif aoriste est rendu par un subjonctif présent ("qu'il règne") pour exprimer une finalité actuelle et durable, tandis que les génitifs de domination sont traduits par la préposition "sur" assortie des compléments "les morts" et "les vivants". |