| 32. Exégèse Linguistique Le verset juxtapose deux vœux optatifs coordonnés, introduits par les jussifs yir‘am {יִרְעַם | yir-‘am} 'qu'il gronde' et ya‘alots {יַעֲלֹץ | ya-‘ă-lōṣ} 'qu'il exulte'. La conjonction ve articule successivement l'élément marin (ha-yām {הַיָּם | ha-yām} 'la mer' et umlo’o {וּמְלוֹא֔וֹ | u-mə-lō-’ō} 'plénitude') puis l'élément terrestre (ha-śā-deh {הַשָּׂדֶה | ha-śā-deh} 'le champ' et ve-khol ’ăšer bō {וְכָל־אֲשֶׁר־בּוֹ | wə-kōl ’ă-šer bō} 'tout ce qui est en lui'), formant un parallélisme qui souligne la participation intégrale de la création à la louange. La structure optative hébraïque se traduit en français par la formule 'Que…' pour rendre l’expressivité du souhait. |