| 28. Exégèse Linguistique La structure grecque commence avec la subordonnée temporelle hotan {ὅταν | hó-tan} 'lorsque', qui introduit l'achèvement de la soumission de toutes choses comme condition temporelle. Le subjonctif passif aoriste hypotagē {ὑποταγῇ | hu-po-ta-gē̂} exprime une action ponctuelle et totale subie par ta panta {τὰ πάντα | tà pán-ta} 'toutes choses'. La particule de {δὲ | dè} nuance la transition vers la conséquence, marquée explicitement par l'adverbe tote {τότε | tó-te} 'alors'. L'expression emphatique autos ho huios {αὐτὸς ὁ υἱός | au-tós ho hu-i-ós} 'le Fils lui-même' met en relief le rôle du Fils comme sujet du futur passif hypotagēsetai {ὑποταγήσεται | hu-po-ta-gḗ-se-tai} 'sera soumis'. Le groupe datif tō hypotaxanti autō ta panta {τῷ ὑποτάξαντι αὐτῷ τὰ πάντα | tō̂ hu-po-TAX-an-ti au-tō̂ tà pán-ta} identifie l'agent de cette soumission universelle comme 'celui qui a soumis toutes choses à lui', sous-entendant Dieu le Père. La conjonction hina {ἵνα | hí-na} introduit une proposition finale, dans laquelle le subjonctif présent ē {ᾖ | ē̂} 'soit' exprime le but durable : ho theos {ὁ θεὸς | ho the-ós} 'Dieu' devient panta en pasin {πάντα ἐν πᾶσιν | pán-ta en pâ-sin} 'tout en tous'. La progression verbale (aoriste + futur + subjonctif présent) souligne le mouvement eschatologique allant de la soumission totale de la création, médiatisée par le Fils, vers la pleine manifestation de la souveraineté de Dieu dans tout l'univers. Les traductions françaises conservent cette articulation par une subordonnée temporelle, suivie de la conséquence et de la proposition de but, reflétant la logique théologique du passage. |