1 Corinthians 15:29ExégèseBAT

1 Corinthians 15 : 29 Résurrection | Baptême | Représentation
29. Exégèse Linguistique
Le verset s’ouvre avec la conjonction epei {Ἐπεὶ | Epeí} 'puisque, autrement', qui établit un lien logique avec l’argument précédent sur la résurrection. Elle introduit une première interrogation rhétorique, structurée par ti poiesousin {τί ποιήσουσιν | tí poiḗ-sou-sin} 'que feront', où le futur poiesousin projette la question dans la logique de ce qui a du sens si la résurrection est niée. Le groupe nominal hoi baptizomenoi huper ton nekron {οἱ βαπτιζόμενοι ὑπὲρ τῶν νεκρῶν | hoí baptizó-menoi hypér tōn ne-krôn} repose sur un participe substantivé baptizomenoi servant de sujet, accompagné de la préposition huper régissant un génitif objectif ('en faveur des morts', 'pour les morts'). Cette construction prépositionnelle est syntaxiquement claire mais sémantiquement discutée, car huper peut signifier substitution, représentation ou simple motif, ce qui explique les diverses interprétations (baptême vicaire, baptême motivé par les morts, etc.). La seconde partie commence par la protase conditionnelle ei holos nekroi ouk egeirontai {εἰ ὅλως νεκροὶ οὐκ ἐγείρονται | ei hólōs ne-kroí ouk e-geí-ron-tai} 'si absolument les morts ne ressuscitent pas', où holos intensifie la négation portée par ouk et l’indicatif présent passif egeirontai, décrivant une impossibilité générale de résurrection. Suit alors une nouvelle interrogation introduite par ti kai baptizontai huper auton {τί καὶ βαπτίζονται ὑπὲρ αὐτῶν | tí kaí bap-tí-zon-tai hypér au-tôn} 'pourquoi aussi se font-ils baptiser pour eux', où kai renforce la continuité argumentative ('alors pourquoi aussi... ?'). Les deux questions sont parallèles, centrées sur les formes du verbe baptizo (baptizomenoi / baptizontai) et encadrées par la condition hypothétique sur la résurrection, de sorte que la syntaxe fait de la pratique du baptême 'pour les morts' un argument ad hominem contre la négation de la résurrection: si la condition (absence totale de résurrection) était vraie, la pratique décrite serait logiquement vide de sens. En français, cette structure est rendue par deux questions successives introduites par «autrement/sinon» et une subordonnée conditionnelle en «si vraiment...», conservant l’effet rhétorique et la progression logique du grec.

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