| 31. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre par kath hemeran {καθʼ ἡμέραν | kath' hē-mé-ran} 'selon chaque jour', construction adverbiale qui fixe le cadre temporel de l’énoncé. Le verbe apothnesko {ἀποθνῄσκω | a-po-thnēís-kō} 'je meurs' est au présent indicatif actif, exprimant une expérience continue plutôt qu’un événement ponctuel. La particule de serment ne {νὴ | nē} 'par, je le jure' introduit le complément au cas accusatif ten humeteran kauchesin {τὴν ὑμετέραν καύχησιν | tēn hu-me-té-ran kaú-khē-sin} 'la fierté qui est la vôtre', ce qui donne à l’énoncé la forme d’un serment solennel. La relative hen echo {ἣν ἔχω | hēn é-khō} 'que j’ai' rattache explicitement cette fierté à l’apôtre lui-même comme sujet de l’orgueil. Le syntagme prépositionnel en Christo Iesou to Kurio hemon {ἐν Χριστῷ Ἰησοῦ τῷ κυρίῳ ἡμῶν | en Khris-tō Iē-soû tō ku-rí-ō hē-mōn} précise la sphère dans laquelle cette fierté existe: l’union avec Christ Jésus, désigné comme notre Seigneur. Le datif après en exprime la sphère relationnelle et spirituelle plutôt qu’un simple lieu. En français, la structure est rendue par une succession linéaire (cadre temporel, déclaration, serment, objet du serment, sphère christologique) afin de clarifier l’ordre des éléments grecs tout en conservant la force du serment et l’accent sur la seigneurie du Christ comme contexte de la fierté de Paul pour les Corinthiens. |