| 39. Exégèse Linguistique La phrase commence par la négation ou {οὐ | ou} 'ne... pas', suivie de la structure sujet-prédicat pᾶsa sarx hē autē sarx {πᾶσα σὰρξ ἡ αὐτὴ σάρξ | pâ-sa sàrx hē au-tḕ sárx}, qui nie que « toute chair » soit identique. La conjonction adversative alla {ἀλλὰ | al-là} 'mais' introduit une série de quatre membres parallèles, chacun bâti sur le schéma allē ... (sarx) + génitif : (1) allē men anthrōpōn {ἄλλη μὲν ἀνθρώπων | ál-lē mèn anth-rō-pōn}, (2) allē de sarx ktēnōn {ἄλλη δὲ σὰρξ κτηνῶν | ál-lē dè sàrx ktē-nōn}, (3) allē de sarx ptēnōn {ἄλλη δὲ σὰρξ πτηνῶν | ál-lē dè sàrx ptē-nōn}, (4) allē de ichthyōn {ἄλλη δὲ ἰχθύων | ál-lē dè ikh-thú-ōn}. La particule men {μὲν | mèn} prépare le contraste initial, tandis que les particules de {δὲ | dè} marquent la progression des exemples. Les génitifs anthrōpōn, ktēnōn, ptēnōn et ichthyōn fonctionnent comme génitifs de description ou d'appartenance, indiquant à quelle catégorie d'êtres chaque type de « chair » est lié. En français, la répétition de « chair » et la succession de syntagmes parallèles (« une autre chair... », « celle des... ») permettent de rendre le parallélisme et de mettre en valeur l'argument de Paul sur la diversité des formes corporelles dans la création, qui prépare dans le contexte du chapitre le contraste avec les corps ressuscités. |