| 9. Exégèse Linguistique Le verset commence par egō {ἐγώ | egṓ} 'je', placé en tête pour insister sur le sujet, suivi de la particule explicative gar {γάρ | gár} 'car', qui relie cette confession à ce qui précède. La structure egō gar eimi ho elachistos tōn apostolōn {ἐγὼ γάρ εἰμι ὁ ἐλάχιστος τῶν ἀποστόλων | egṓ gár eimí ho eláchistos tōn apostólōn} forme une phrase copulative où l'attribut ho elachistos tōn apostolōn est substantivé par l'article ho et qualifié par le complément génitif tōn apostolōn, exprimant "le plus petit parmi les apôtres". Le pronom relatif hos {ὃς | hos} introduit une proposition relative explicative hos ouk eimi hikanos kaleisthai apostolos {ὃς οὐκ εἰμὶ ἱκανὸς καλεῖσθαι ἀπόστολος | hos ouk eimì hikanós kaleîsthai apóstolos}, qui développe la manière dont Paul se perçoit: la négation ouk porte sur eimi, l'adjectif hikanos est attribut du sujet, et l'infinitif kaleisthai, avec son prédicat apostolos, exprime la capacité à recevoir un titre. La conjonction dioti {διότι | dióti} introduit ensuite une subordonnée causale ediōxa tēn ekklēsian tou theou {ἐδίωξα τὴν ἐκκλησίαν τοῦ θεοῦ | edíōxa tēn ekklēsían tou theoû}, où l'aoriste ediōxa renvoie à une action passée ponctuelle mais décisive, et l'expression ekklēsian tou theou présente la communauté chrétienne comme appartenant à Dieu. En français, la double structure copulative est maintenue, avec une légère réorganisation pour la fluidité, tout en conservant le contraste entre l'indignité personnelle et la dignité du titre "apôtre" conféré malgré un passé de persécution. |