| 22. Exégèse Linguistique La protase εἴ τις οὐ φιλεῖ τὸν κύριον {εἴ τις οὐ φιλεῖ τὸν κύριον | eí tis ou phi-leî tòn ký-ri-on} utilise une conjonction conditionnelle suivie d’un verbe au présent de l’indicatif pour exprimer un état universel. Le pronom indéfini tis {τις | tis} marque un sujet indéterminé, et la négation ou {οὐ | ou} nie l’action du verbe philei {φιλεῖ | phi-leî}. L’expression tòn kýrion {τὸν κύριον | tòn ký-ri-on} est le complément d’objet direct, soulignant l’objet de l’amour absent. L’apodose s’ouvre sur l’impératif de troisième personne etō {ἤτω | ḗ-tō}, « qu’il soit », donnant force de décret à la conséquence. Le terme ἀνάθεμα {ἀνάθεμα | a-ná-the-ma}, utilisé au nominatif comme attribut, désigne la malédiction solennelle. Enfin, la formule araméenne Μαράνα θά {Μαράνα θά | maraná-tha} apparaît comme une invocation autonome, traduisible par « notre Seigneur, viens », conservée ici pour son poids liturgique. |