| 12. Exégèse Linguistique La phrase débute par vehayah {וְהָיָה | wə-hā-yāh} ‘et il arrivera’, le vav consécutif introduisant une éventualité. L’enchaînement ani elekh me’ittak {אֲנִי אֵלֵךְ מֵאִתָּךְ | ʾă-nî ʾê-lēḵ mē-ʾit-tāḵ} forme une subordonnée temporelle ‘lorsque je me serai éloigné de toi’. La locution ruach Yahweh yissa’kha {וְרוּחַ יְהוָה יִשָּׂאֲךָ | wə-rû-aḥ Yə-hō-wāh yiś-śā-ʾă-ḵā} marque une action causale de l’Esprit divin ‘te transportera’. La proposition asher lo eda‘ {אֲשֶׁר לֹא־אֵדָע | ʾă-šer lōʾ-ʾê-ḏāʿ} est une relative soulignant l’inconnaissance. L’infinitif construct lə-hag-gîḏ {לְהַגִּיד | lə-hag-gîḏ} précède l’annonce à Achab, suivie de la négation wə-lōʾ yim-ṣā-ʾă-ḵā {וְלֹא יִמְצָאֲךָ | wə-lōʾ yim-ṣā-ʾă-ḵā} et du parfait wa-ha-rā-ḡā-nî {וַהֲרָגָנִי | wa-ha-rā-ḡā-nî}, soulignant l’issue mortelle. Enfin, ve-ʿaḇ-də-ḵā yā-rēʾ ʾet Yahweh min-nə-ʿu-rāy {וְעַבְדְּךָ יָרֵא אֶת־יְהוָה מִנְּעֻרָי | wə-ʿaḇ-də-ḵā yā-rēʾ ʾet Yə-hō-wāh min-nə-ʿu-rāy} insiste sur la piété constante du serviteur. Cette succession de subordonnées temporelles et conditionnelles, typique de l’hébreu narratif, a été rendue en français par des propositions équivalentes pour conserver la cohérence discursive. |